Il est un peu plus de sept heures du matin lorsque les premières lumières d’octobre apparaissent sur le Port Chantereyne. À cette heure encore silencieuse, le port se réveille doucement, enveloppé dans une lumière douce et légèrement rosée qui annonce une belle journée sur la rade de Cherbourg-en-Cotentin.
Depuis les quais, le regard se porte vers la grande digue et la rade où un sous-marin traverse lentement l’horizon, escorté par des remorqueurs. La scène est presque irréelle dans cette atmosphère calme du matin. Les silhouettes sombres des navires contrastent avec les teintes pastel du ciel.
Un peu plus loin, les voiliers du port de plaisance reposent tranquillement le long des pontons. L’eau, parfaitement calme, se transforme en miroir et reflète les mâts des bateaux dans un jeu de lignes verticales qui se déforment au moindre frémissement de la surface.
À proximité, la ville s’éveille lentement. Les bâtiments du front de mer prennent les premières couleurs dorées du soleil levant. Dans ce décor encore paisible, un goéland observe la rade depuis son perchoir improvisé au sommet d’un lampadaire, comme s’il surveillait l’activité du port qui ne tardera pas à s’animer.
Ces instants matinaux sont souvent les plus précieux pour un photographe. La lumière y est douce, les contrastes subtils, et le port révèle une facette plus intime, loin de l’agitation de la journée.
À Port Chantereyne, chaque matin peut offrir un spectacle différent, mais toujours marqué par cette rencontre entre la mer, la lumière et la vie maritime qui caractérise si profondément Cherbourg.











