En septembre 2021, la Vallée des Moulins révèle une atmosphère paisible, presque suspendue dans le temps. À l’abri du tumulte du littoral tout proche, ce vallon verdoyant déroule ses sentiers ombragés, bercés par le murmure discret de l’eau. La lumière encore douce de la fin d’été glisse sur les feuillages, éclaire les mousses, et accompagne le cours sinueux du ruisseau qui serpente entre fougères et talus humides.

Au cœur de cette vallée, le regard est irrésistiblement attiré vers le viaduc de Fermanville. Monument de pierre dressé au-dessus de la canopée, il impose sa présence sans jamais écraser le paysage. Ses arches majestueuses, patinées par le temps, dessinent un rythme régulier qui contraste avec la spontanéité de la végétation environnante. Vu d’en bas, l’ouvrage prend une dimension presque cathédrale, reliant le ciel bleu aux profondeurs boisées de la vallée.

Ces photographies cherchent à capter ce dialogue permanent entre l’œuvre humaine et la nature. La rigueur géométrique du viaduc répond à la liberté des arbres, tandis que l’eau poursuit son chemin, indifférente au passage du temps. La Vallée des Moulins devient alors un lieu de respiration, où l’on ressent à la fois la mémoire industrielle et la force tranquille du paysage normand.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *